« Archiving Trash Radio in Québec City: The Soundwork of the Coalition Sortons les radios-poubelles »

Pour celles et ceux qui s’intéressent à la radio, à l’histoire de la radio dans la ville de Québec et, encore plus, à l’histoire contemporaine et aux archives, et bien, l’article sur le travail archivistique de l’irrévérencieuse coalition Sortons les radios-poubelles devrait vous intéresser.

Pour une série portant sur le thème du soundwork of media activism, j’avais commencé à rédiger un compte rendu de l’ouvrage de Dominique Payette. Il fallait, de mon point de vue, impérativement parler du travail de cette coalition dans la ville de Québec, car il n’y avait seulement qu’un bref commentaire à ce sujet – les remerciements dans la dédicace au début de l’ouvrage La brute et les punaises: Les radios-poubelles, la liberté d’expression et le commerce des injures. J’ai envoyé quelques centaines de mots et, à chaque aller-retour, l’éditeur me signifiait son intérêt pour le propos, me demandant à chaque fois de doubler la longueur du commentaire.

La vaste majorité des informations dans cette contribution sont vérifiées et vérifiables. Toutefois, il y a des faits qui ont changés :

  • Les déboires judiciaires ont amené les activistes anonymes à fermer la page Facebook. Leurs activités se limitent dorénavant à leur compte Twitter, leur site Internet et une infolettre.
  • Suite à des requêtes, des comptes et des fichiers sur Internet Archives ont été supprimés.
  • Entre le début de la rédaction et la fin, un trottoir a été refait à proximité du Bassin Louise, ce qui fait en sorte que la signalisation routière a changé et les collants dessus n’y sont plus. La ville change ! (Cf. la dernière photo)
  • D’autres part, entre temps, un animateur controversé a quitté les rangs du FM93 en juillet 2020, ce qui a contribué à changer de manière notable la culture au sein de cette station.

Enfin, je prétends qu’il y a dans cet article des jalons essentiels pour quiconque aimerait continuer de réfléchir aux archives radiophoniques, à la liberté d’expression et au droit à la critique des médias. Le litige au palais de justice n’étant toujours pas terminé, il y a lieu de continuer à historiciser ce phénomène social, et ce, en regard des poursuites baillons qui ont pour effet de museler la critique.

Publiée dans la revue Resonance : the journal of sound and culture, cette contribution est téléchargeable via le lien ci-dessous.

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